Collectif WARN!NG | Attention soirée WARN!NG
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Attention soirée WARN!NG

Samedi 13 mai à 20h30, le Théâtre du Garde Chasse aux Lilas donne carte blanche à la chorégraphe Louise Hakim.

Au menu :

– le quatuor Impact, qui explore le geste mécanique du corps interprète à travers des créations musicales ;
– le duo musique/danse ToDo, où ces « choses à faire » socialement convenables, poursuivies jusqu’à péremption, sont sublimées par l’absurdité ;
– Coins de réel, scène d’exposition par Louise Hakim, version solo en cours de disparition d’un trio en cours de création ;
– dans le hall du théâtre, l’exposition des photographies de Or Katz sur la création en cours Coins de réels.

PROGRAMME DE LA SOIRÉE

Les Automates de Descartes – quatuor IMPACT
durée : 30min*, quatuor à cordes
Les Automates de Descartes interroge la réalité de ce que l’on voit et de ce que l’on entend à travers quatre corps de musiciennes-machines. S’appuyant sur les œuvres originales de différents compositeurs d’aujourd’hui, la démarche des interprètes est de travailler la relation entre le geste et le son, en jouant sur des illusions visuelles et sonores. Le programme s’articule autour de six œuvres, dont deux créations, qui proposent une théâtralité gestuelle et sonore. Dans leurs interprétations, les musiciennes intègrent du déplacement, de la mise en espace, de la danse, de la parole… Elles utilisent également des pédales d’effets, des néons, des iphones et des bandes sonores. « Que vois-je de cette fenêtre, sinon des chapeaux et des manteaux, qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne se remuent que par ressorts ? Mais je juge que ce sont de vrais hommes, par la seule puissance de juger qui est en mon esprit, ce que je croyais voir de mes yeux » René Descartes, Méditations métaphysiques

Avec Szuhwa WU – Violon, Irène LECOQ – Violon, Julia ROBERT – Alto, Anaïs MOREAU – Violoncelle Programme :
Alexandros Markéas – Obsessions
Simon-Steen Andersen – Study for String Instrument #1

Simon Løffler – B
Production : Collectif WARN!NG
Prêt studio : Le Conservatoire des Lilas
Contact : julia.bratsche@googlemail.com
*ces trois pièces sont extraites d’un programme composé de six oeuvres qui sera créé à la saison 2017-2018 dont des pièces de Natasha Diels, Louise Hakim et Alessandro Perini.

ToDo – Carmen Lefrançois et Louise Hakim
durée : 20min, saxophone et danse
« En tant qu’être humain nous sommes probablement des créatures dont les démarches varient selon l’humeur et l’énergie du moment. Au contraire en tant que personnage représenté devant un public, nous devons échapper à ces fluctuations. […] Une certaine bureaucratisation de l’esprit permet de compter sur une représentation parfaitement homogène au moment voulu. »
Erving GOFFMAN, La mise en scène de la vie quotidienne, Tome 1 : La présentation de soi.

De et par Carmen Lefrançois et Louise Hakim
Carmen et Louise se rencontrent en 2009 lors de leurs études au Conservatoire National Supérieur

de Musique et de Danse de Paris et travaillent aujourd’hui ensemble au sein du collectif WARN!NG notamment avec la création collective La Nuit Acoustique en 2015. Ensemble, elles accordent leurs instruments et leurs expériences, étirent leurs imaginaires et leurs muscles, propagent les sons et les regards en questionnant leur rapport au mouvement, au son, au texte et à l’espace de la représentation.

Production : Collectif WARN!NG, le CNSMDP
Prêt studio : Le Conservatoire des Lilas, l’Atelier d’A Contact : collectifwarning@gmail.com

Coins de réel, scène d’exposition – Louise Hakim
durée : 15min, danse
« Ce que j’entends, je ne l’entends que parce que je suis déjà en train de l’envoyer, de le partager, de l’adresser à quelqu’un, à un autre en moi, à un autre moi, quelqu’un qui n’est pas là. » Peter Szendy
Coins de réel, scène d’exposition n’est pas un solo en prémisse d’une pièce de groupe, ne présente ni n’expose pas un sujet sur lequel on danserait, mais joue plutôt avec l’absence des interprètes et par là avec celle d’êtres dont les voix, présentes ou lointaines, nous portent et font danser nos actes et nos pensées.
Ce solo danse sur les traces et les pousses d’un trio en cours de création: Coins de réel, pièce pour un public et trois interprètes, qui repose sur des témoignages d’inconnus sur la danse, enregistrés depuis juin 2015 et qui sera créée en mars 2018 à Paris. Le trio met en scène trois personnes qui cherchent à comprendre le mouvement et à se comprendre à travers un matériel sonore qui parle de danse. La représentation devient un terrain de jeu et de prise de risques: on y questionne l’abstraction du mouvement, nos tentatives de la comprendre avec des mots, on valse sur des questions sans réponses, on soulève les matières pour voir si quelque chose de clair se cache sous les ombres qui nous supportent, on revient sur nos pas, on écoute raisonner les silences des questionnements et les bruits des attentes. Ce solo invite vos oreilles et vos yeux à se reposer sur l’unisson et l’écoute d’un moment présent dansé, re-présenté.

Chorégraphie et interprétation : Louise Hakim
Création sonore : Olivier Lautem
Production : les Yeux de l’Inconnu
Prêts studio : Le Centre National de la Danse de Pantin ( par Les journées Danse Dense), Centre Taos Amrouche, Le Conservatoire des Lilas

Contact : Louise Hakim 06 03 12 95 11 – lesyeuxdelinconnu@gmail.com – www.lesyeuxdelinconnu.com
Je remercie les interprètes de Coins de réel : Joana Schweizer, Sabine Rivière et Sébastien Amblard sans qui cette errance dansée n’aurait probablement été qu’une sombre course solitaire.

Exposition photographique, par Or Katz

Les photographies d’Or Katz de répétitions de la pièce Coins de réel datent de septembre 2016 à l’Atelier 15 au CentQuatre à Paris. On y voit, en noir et blanc, trois interprètes Sabine Rivière, Joana Schweizer et Sébastien Amblard répéter face à un public pas encore là. L’appareil photographique pour seul public, leurs regards et leurs gestes semblent pourtant s’adresser. A qui s’adresse-t-on quand on répète en studio ? Comment se travaille « la présence » ? Et quelles présences nous portent dans notre danse ? Le chorégraphe guide les danseurs dans son imaginaire, nomme ses envies et ses projections mais c’est précisément dans l’espace qui se situe entre ce qui est demandé et l’interprétation du danseur/comédien que se révèlent les mondes intérieurs. Coins de réel se nourri de ce dialogue entre ces danses intérieures propres à chaque interprète et celui, réel, de la relation, de la mise en commun.